
Ajouter cette fiche aux favoris dans votre profil... Vingt ans après la fin de l’URSS , Adieu Camarades ! s’empare de la période de l’effondrement du communisme entre 1975 et 1991. Extraits de films soviétiques, chansons dissidentes ou archives privées ressuscitent un monde perdu et explorent la face cachée du bloc de l’Est.
Avec un producteur français Artline Films et un producteur allemand Gebrüeder Beetz Filmproduktion, des tournages dans 12 pays de l’ex-bloc de l’Est, plus de 30 partenaires en Europe, Adieu Camarades ! fait vivre les valeurs européennes d’ARTE.

01 – Apogée (1975-1979)
En 1975, à bord du vol spatial américano-soviétique Soyouz- Apollo, le cosmonaute Alexey Leonov contemple la planète Terre. Le communisme a alors atteint son expansion maximale. Et pourtant, les mouvements des droits de l’Homme – à l’instar de la Charte 77 -, galvanisés par la conférence d’Helsinki, les problèmes économiques grandissants et l’influence de la culture pop ont entraîné les premières failles dans le système. En URSS, les hommes vieillissants du Politburo contrôlent toute la société à l’aide de la police, des services secrets et d’une forte répression politique.
02 – Menaces (1980-1984)
L’intervention soviétique en Afghanistan en décembre 1979, la montée de la contestation en Pologne avec le mouvement Solidarnosc, réprimée par la loi martiale instaurée en décembre 1981 par le général Jaruzelski, offrent au monde l’image d’un empire qui jette ses forces armées dans la bataille pour son maintien.
03 – Espoir (1985-1987)
Le premier homme à affronter le déclin est Mikhaïl Gorbatchev. Avec l’introduction de la Glasnost et de la Perestroika et les premiers contacts avec les dissidents, Gorbatchev déclenche une période de dégel d’abord hésitante, puis de plus en plus chaotique dans les pays satellites. La Hongrie de Kadar et la Pologne de Jaruzelski prennent le chemin des réformes économiques et politiques. L’accident de Tchernobyl accélère la prise de conscience de l’état de délabrement du système tandis qu’émerge une opposition décidée à réformer plus vite et plus fort le régime : c’est Boris Elstine qui se pose en alternative à un Gorbachev de plus en plus dépassé par la situation.
04 – Réveil (1988)
Dans le bloc de l’Est, l’insatisfaction ne cesse d’augmenter, en particulier dans les pays où les dirigeants s’opposent aux réformes préconisées par Mikhaïl Gorbatchev. De nombreux journaux voient le jour tandis que s’amorce un travail de mémoire sur le passé stalinien.
05 – Rébellion (1989)
1989 : l’année des grands changements. Pendant que l’URSS, la Pologne et la Hongrie prennent la voie d’une transition démocratique avec l’organisation d’élections partiellement libres, les dirigeants communistes des autres pays du bloc s’accrochent au pouvoir. A l’automne 1989, la vague des révolutions pacifiques les submerge les uns après les autres et les contraint à quitter leurs fonctions. Retour sur cette période critique, avec des images d’archives et des témoignages éclairants. Des spécialistes interviennent pour analyser les causes de la chute du communisme en Europe.
06 – Effondrement (1989-1991)
L’empire soviétique ne veut pas céder ses colonies, mais le mouvement de contestation ne s’arrête pas à ses frontières. Mikhail Gorbatchev, le réformateur célébré par les Occidentaux, est dépassé par les troubles intérieurs qui ne cessent de croître. Son rival Boris Eltsine reprend les rênes après la tentative de putsch avorté en août 1991. C’est à Mikhail Gorbatchev que revient la responsabilité d’annoncer la dissolution de l’URSS en décembre 1991.